Artwork

Martyrdom of St Catherine

Martyrdom of St Catherine, by Guercino, oil, 1653
Martyrdom of St Catherine, by Guercino, oil, 1653

Martyrdom of St Catherine is an oil painting by the Early Baroque Italian artist Guercino. It dates from 1653 and is held in the collection of the Hermitage Museum.

About this work

Aperçu

Le Martyre de sainte Catherine est une peinture religieuse de l'artiste baroque italien Guercino (Giovanni Francesco Barbieri), achevée en 1653.

Le Martyre de sainte Catherine est une peinture religieuse de l'artiste baroque italien Guercino (Giovanni Francesco Barbieri), achevée en 1653. Réalisée à l'huile sur toile, l'œuvre mesure 222,5 par 159 centimètres. La ville de Cento commanda ce tableau pour l'offrir en cadeau au cardinal Alderano Cibo, légat pontifical à Ferrare. La toile resta à Ferrare pendant une longue période avant de passer entre diverses collections européennes. Elle est actuellement conservée au musée de l'Ermitage à Saint-Pétersbourg, en Russie, où elle se trouve depuis 1850. Cette peinture est considérée comme l'un des chefs-d'œuvre de la période tardive de Guercino, illustrant le mélange de tension dramatique et de retenue classique qui caractérisait son style mature.

Sujet et signification

Le tableau illustre l'exécution de Catherine d'Alexandrie, un épisode tiré de la Légende dorée de Jacques de Voragine. Catherine est agenouillée au premier plan, les mains liées, dans une acceptation sereine de son sort. À ses côtés, un bourreau à demi nu saisit ses cheveux de la main gauche tout en levant une grande épée de la main droite, prêt à lui trancher la tête. À gauche, derrière le bourreau, se dresse une grande roue hérissée de pointes, l'instrument de son martyre initialement prévu, qui fut miraculeusement détruit par un ange. Cette intervention divine est représentée par un putto ailé émergeant de nuages tourbillonnants au-dessus, tenant une couronne de la main gauche et une palme de la main droite. Selon la Légende dorée, la couronne et la branche de palme sont des attributs traditionnels de Catherine, symbolisant sa sainteté, son martyre et son imminent entrée au ciel.

Technique et style

Guercino exécuta l'œuvre à l'huile sur toile avec un pinceau lisse et poli, accordant une attention particulière aux textures de la peau, de la soie et du métal. La composition est structurée selon un axe diagonal partant du bras levé du bourreau jusqu'à la sainte agenouillée, stabilisé par des éléments architecturaux verticaux sur les bords. La palette s'articule autour d'oranges chauds, de rouges et de dorés, contrastant avec des bleus plus froids et des gris-bruns. Une lumière directionnelle intense éclaire les figures depuis le haut à gauche, projetant des ombres profondes et modelant l'anatomie musculaire du bourreau ainsi que les riches étoffes des drapés orange et bleu de Catherine. Ce traitement de la lumière et de l'ombre reflète l'évolution de Guercino, passant de ses premières influences ténébristes vers un éclairage plus doux, des palettes de couleurs plus riches et un équilibre classique plus marqué, définissant sa carrière tardive dans les années 1650, alliant une tension dramatique persistante à une approche plus harmonieuse.

Histoire et provenance

Deux dessins préparatoires pour ce tableau sont connus. Le premier, conservé dans une collection privée à Londres, correspond compositionnellement à la toile finale avec quelques modifications et présente à l'avers une étude séparée du bourreau. Le Musée des Beaux-Arts de Boston détient un second dessin qui reproduit la version londonienne, portant l'indication que Francesco Bartolozzi en a réalisé une gravure, bien qu'aucune estampe de cette gravure ne soit connue pour avoir survécu. Après avoir longtemps séjourné à Ferrare, le tableau disparut pendant une période considérable. Il réapparut dans la première moitié du XIXe siècle à Londres, entre les mains du marchand G. Farrer. Guillaume II des Pays-Bas l'acquit de Farrer et il resta dans sa collection jusqu'à ce que Nicolas Ier de Russie l'achète lors de la vente posthume de la collection d'art du roi néerlandais à La Haye en 1850. Le tableau entra au musée de l'Ermitage la même année, recevant le numéro d'inventaire GE-26.

Contexte

En 1653, Guercino était une figure de proue de l'école bolonaise, ayant établi sa résidence permanente à Bologne en 1642 après la mort de Guido Reni. Son style avait considérablement évolué depuis le ténébrisme exubérant de sa jeunesse, fortement influencé par Le Caravage et Ludovico Carracci, vers un classicisme imitant la retenue émotionnelle de Reni et de Domenichino. Le Martyre de sainte Catherine capture cette transition, conservant le pathos dramatique attendu dans l'iconographie de la Contre-Réforme tout en adoptant les formes sereines et équilibrées ainsi que l'éclairage plus doux de sa phase mature. Guercino dirigeait un atelier très productif, et une petite copie de ce tableau par Ercole Gennari, marié à la sœur de Guercino, Lucia, existe dans le sanctuaire de San Francesco à Monteluco. Cette copie fut probablement produite dans l'atelier de Guercino, reflétant les liens étroits qu'il entretenait avec la famille Gennari, parents de son ancien maître Benedetto Gennari l'Ancien.

Héritage

Le Martyre de sainte Catherine constitue un exemple significatif de la contribution de l'art bolonais du XVIIe siècle à l'imagerie dévotionnelle de la Contre-Réforme. Son parcours, depuis un cadeau diplomatique destiné à un légat pontifical jusqu'à une pièce précieuse dans les collections de la royauté européenne, pour aboutir au musée de l'Ermitage, souligne sa valeur esthétique et historique durable. La survie des dessins préparatoires et de la copie documentée par Ercole Gennari offre un aperçu précieux du processus de travail de Guercino et du fonctionnement de son atelier. L'importance de ce tableau réside également dans son encapsulation visuelle de l'évolution stylistique de l'artiste, marquant un point charnière où l'intensité baroque précoce rencontre la retenue classique mature, une synthèse qui influencera la trajectoire plus large de la peinture émilienne.

Martyrdom of the Saint Woman
Martyrdom of the Saint Woman, Unknown

Artist & collection

Portrait of Guercino

Artist

Guercino

Giovanni Francesco Barbieri (8 February 1591 – 22 December 1666), better known as (il) Guercino (Italian pronunciation: ), was an Italian Baroque painter and draftsman from Cento in the Emilia region, who was active in Rome and Bologna.

Hermitage Museum

Museum

Hermitage Museum

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