Artist

Paul Baudry

Portrait of Paul Baudry
Portrait of Paul Baudry

France

Paul Baudry is a France Academic Art artist. 5 works are cataloged here, principally at Cleveland Museum of Art.

Paul Baudry (1828–1886) was a French artist.

Aperçu

Paul-Jacques-Aimé Baudry (7 novembre 1828-17 janvier 1886) était un peintre français et l'un des principaux représentants de l'art académique sous le Second Empire. Né à La Roche-sur-Yon, dans la Vendée, il se forma à l'École des Beaux-Arts sous la direction de Michel Martin Drolling et remporta le Prix de Rome en 1850. Baudry acquit une notoriété grâce à ses peintures mythologiques et allégoriques, marquées par un dessin élégant et des couleurs vibrantes, mais son accomplissement le plus durable réside dans ses décorations murales monumentales, notamment les peintures du plafond et des murs du foyer de l'Opéra Garnier à Paris, qui l'occupèrent pendant dix ans. Membre de l'Académie des beaux-arts, il incarnait les ambitions culturelles opulentes de la France du milieu du XIXe siècle, bien que sa réputation ait décliné par la suite avec l'émergence de l'impressionnisme.

Biographie et dates

Baudry provenait d'une famille modeste de La Roche-sur-Yon ; son père, Jacques Baudry, était cordonnier. Vers l'âge de douze ans, il se passionna pour la vie de Jeanne d'Arc après avoir reçu un livre à son sujet. Il étudia le dessin localement avec Antoine Sartoris, professeur au lycée, et en 1844, une bourse municipale organisée par Sartoris lui permit de se rendre à Paris. Le 16 avril 1845, il s'inscrivit à l'École des Beaux-Arts, intégrant l'atelier de Michel Martin Drolling ; Antoine Sartoris est également cité parmi ses maîtres. Il remporta le petit Prix de Rome en 1847, assorti d'une bourse de voyage, puis le grand Prix de Rome en 1850, partageant le prix avec William Bouguereau, pour son œuvre Zénobie trouvée par des bergers sur les rives de l'Araxe. Cette victoire lui valut un séjour prolongé à l'Académie de France à Rome, où il resta près de quatre ans à copier des sculptures antiques et à étudier les maîtres de la Renaissance, en particulier Corrège, Raphaël et Titien. Il retourna en France au tournant de 1850-1851 et s'établit à Paris en tant que peintre indépendant. De 1866 à 1874, il travailla à la décoration du foyer de l'Opéra Garnier, et en 1870, il se rendit à Londres pour copier les cartons de Raphaël au South Kensington Museum, puis à Venise pour se préparer à cette tâche. Il peignit également deux plafonds dans la maison de William K. Vanderbilt à New York. En 1870, il fut élu à l'Académie des beaux-arts, succédant à Jean-Victor Schnetz. Il épousa Éléonore Gardon le 22 octobre 1885 ; le couple eut deux enfants. Au cours de ses dernières années, il vécut plutôt en retrait et peignit peu. Il mourut subitement à Paris le 17 janvier 1886, au 70 bis rue Notre-Dame-des-Champs, alors qu'il préparait une commande pour décorer le Panthéon de scènes tirées de la vie de Jeanne d'Arc. Il fut inhumé au cimetière du Père-Lachaise, où son monument funéraire fut érigé en 1890.

Style et mouvement

Baudry est classé dans le mouvement de l'art académique et est considéré comme l'un de ses représentants les plus célébrés sous le Second Empire. Son style fut dès le départ strictement académique, mettant l'accent sur l'élégance, la grâce et la finition polie, bien que les critiques aient noté un certain manque d'originalité. Durant son séjour en Italie, il puisa une forte inspiration dans l'art de la Renaissance, en particulier le maniérisme de Corrège, dont l'influence est visible dans les couleurs lumineuses et les formes délicates de ses premières soumissions au Salon. Il se tourna également vers Paolo Véronèse et Francesco Primaticcio, notamment dans ses représentations des Muses pour l'Opéra Garnier. Ses sujets de prédilection étaient mythologiques, allégoriques ou fantaisistes, traités avec une beauté idéalisée et une précision technique. Il exécuta des portraits de contemporains éminents en mêlant réalisme et idéalisation. Dans la peinture murale, il démontra un don particulier pour la couleur et la composition à grande échelle, créant des programmes décoratifs immersifs célébrant la musique, la danse et le droit par l'allégorie.

Œuvres majeures

L'œuvre peinte de Baudry comprend des huiles, des portraits et d'importants cycles décoratifs. Parmi ses premières œuvres notables figurent Le Martyre d'une vestale et L'Enfant, exposés au Salon de 1857 et acquis pour le Luxembourg, ainsi que Léda, Saint Jean-Baptiste et un Portrait de Beul, qui lui valurent une première médaille cette année-là. La Perle et la Vague (1862) demeure l'une de ses toiles les plus célèbres pour son traitement sensuel de la mythologie. Sa seule grande peinture historique, Charlotte Corday (1860), représentant l'assassin de Marat, est conservée au Musée des Beaux-Arts de Nantes. Ses commandes murales comprennent des fresques pour la Cour de cassation de Paris, le château de Chantilly, l'hôtel Fould (1854), l'hôtel Galliera (1863) et l'hôtel de la Païva. Les décorations du foyer de l'Opéra Garnier, achevées en 1872 après dix ans de travail, comprennent plus de trente peintures, dont des compositions de plafond telles que Mélodie et Harmonie, Tragédie et Comédie, et le Parnasse, ainsi que des scènes murales illustrant les effets de la danse et de la musique et le triomphe de la beauté. Pour la Cour de cassation, il peignit La Glorification de la Loi (1879-1881). Il réalisa également le modèle du billet de 100 francs émis par la Banque de France.

Influences et élèves

La formation initiale de Baudry fut assurée par Michel Martin Drolling et Antoine Sartoris. Son développement esthétique fut profondément façonné par l'étude des maîtres de la Renaissance italienne durant son séjour romain, en particulier Corrège, dont la grâce maniériste et la luminosité coloristique laissèrent une empreinte durable. Il étudia et copia également des œuvres de Raphaël, Titien, Véronèse et Michel-Ange. Charles Mengin est recensé comme son élève. Parmi ses contemporains, il entretint des relations professionnelles avec Paul Dubois et Marius Jean Mercié, qui collaborèrent plus tard à son monument funéraire, ainsi qu'avec son frère Ambroise Baudry, architecte et archéologue, qui conçut le monument du Père-Lachaise. Jean-Léon Gérôme, peintre académique comme lui, réalisa la statue érigée en l'honneur de Baudry à La Roche-sur-Yon en 1897.

Héritage

De son vivant, Baudry bénéficia d'une reconnaissance officielle considérable. Il fut nommé chevalier de la Légion d'honneur en 1861, promu officier en 1869, puis commandeur en 1875. En 1878, il devint membre de l'Académie royale des sciences, des lettres et des beaux-arts de Belgique, et la même année, membre honoraire de la K. K. Akademie der bildenden Künste de Vienne. Après sa mort, ses collègues Paul Dubois et Marius Jean Mercié, ainsi que son frère Ambroise Baudry, érigèrent son monument funéraire au cimetière du Père-Lachaise en 1890 ; ce monument, comportant un buste de Dubois et des bronzes allégoriques de Mercié, fut classé monument historique en 1983. Une statue de Jean-Léon Gérôme fut dévoilée à La Roche-sur-Yon en 1897 en présence du président Félix Faure, avec un discours d'Ernest Hébert. Posthumement, la réputation de Baudry déclina alors que l'art académique tomba en disgrâce avec l'ascension de l'impressionnisme et du modernisme. L'Encyclopædia Britannica de 1911 décrivait déjà son talent comme manquant quelque peu d'originalité. Néanmoins, ses décorations murales, en particulier celles de l'Opéra Garnier, sont restées intactes et témoignent des ambitions décoratives de la France du Second Empire.

Works by Paul Baudry

Collections represented

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