Artwork
The Dog

The Dog is an oil painting by Francisco de Goya. It dates from 1819 and is held in the collection of the Museo del Prado.
About this work
Sujet et signification
Le vaste espace ocre vide au-dessus isole l'animal, créant une image de profonde solitude et de vulnérabilité.
L'oeuvre ne représente que la tête d'un chien levant les yeux vers le ciel, son corps dissimulé par une masse sombre et inclinée qui domine la partie inférieure de la composition. Le vaste espace ocre vide au-dessus isole l'animal, créant une image de profonde solitude et de vulnérabilité. Les interprétations de la scène divergent : le Prado suggère que le chien se noie ou est enseveli dans des sables mouvants, luttant en vain contre des forces malveillantes tout en espérant une intervention divine qui n'arrivera pas. D'autres voient dans le sujet un symbole d'abandon ou de peur face à une menace invisible. Le tableau est souvent compris comme une métaphore de la condition humaine, représentant la lutte vaine contre des forces naturelles indifférentes ou l'inévitabilité de la souffrance sans cause. En réduisant la scène à ses éléments les plus essentiels, l'artiste transmet un sentiment de désespoir existentiel et le silence du cosmos face à l'agonie individuelle.
Technique et style
L'oeuvre est une peinture à l'huile exécutée directement sur le mur en plâtre de la maison de Goya, la Quinta del Sordo, entre 1819 et 1823. Elle est classée parmi les Peintures noires, une série de quatorze fresques privées que Goya réalisa dans ses dernières années alors qu'il vivait en reclus et que sa santé déclinait. La toile mesure 131 cm de hauteur sur 79 cm de largeur et ne représente que la tête d'un chien, rendue en tons de terre sombres sur un vaste ciel ocre. L'animal semble partiellement dissimulé par une masse brune inclinée qui pourrait représenter des sables mouvants ou de la terre, contribuant à l'atmosphère énigmatique et inquiétante du tableau. Les interprétations lient souvent l'image aux thèmes de l'isolement, du désespoir et de la futilité de la résistance face à des forces invisibles, les spécialistes le décrivant comme un poème visuel de portée symboliste. L'oeuvre fut transférée de la maison à la toile dans les années 1870 et finit par entrer dans la collection du Museo del Prado, où elle demeure exposée au public.
Histoire et provenance
Francisco Goya créa The Dog entre 1819 et 1823 dans le cadre de sa série des Peintures noires, appliquant la peinture à l'huile directement sur les murs en plâtre de sa résidence, la Quinta del Sordo, qu'il avait acquise en février 1819. Cette oeuvre non commandée, jamais destinée à l'exposition publique, se trouvait au premier étage de la maison. Lorsque Goya partit pour la France en 1823, il abandonna les fresques ; la propriété passa finalement à son petit-fils, Mariano, avant de changer de propriétaire. En 1874, après 70 ans sur les murs, les fresques dégradées furent détachées du plâtre en décomposition et transférées sur toile sous la direction de Salvador Martínez Cubells. Le nouveau propriétaire, le baron Émile d'Erlanger, exposa les oeuvres à l'Exposition universelle de 1878 à Paris avant de les donner à l'État espagnol en 1881, date à laquelle elles entrèrent au Museo del Prado. The Dog est conservé au Museo del Prado, Madrid. Son numéro d'inventaire au musée est P00770. L'oeuvre fut transférée des murs de la maison de Goya, la Quinta del Sordo, en 1874-1878. Elle fut exposée à l'Exposition universelle de Paris en 1878 avant d'être donnée à l'État espagnol par le baron Émile d'Erlanger en 1881 et ensuite installée au Prado.
Contexte
The Dog appartient au cycle des quatorze Peintures noires que Goya exécuta directement sur les murs en plâtre de sa maison de campagne, la Quinta del Sordo, entre 1819 et 1823, alors qu'il était âgé de plus de soixante-dix ans, sourd et en déclin physique et mental. Ces fresques n'étaient pas destinées à l'exposition publique ; après environ cinquante ans, elles furent transférées sur toile sous la direction de Salvador Martínez Cubells et finalement données à l'État espagnol par le baron Émile d'Erlanger, entrant ainsi au Museo del Prado.
L'oeuvre a été considérée comme un jalon de la sensibilité moderne. Le peintre espagnol Antonio Saura la qualifia de « plus belle image du monde », tandis que Rafael Canogar la décrivit comme un « poème visuel » et la désigna comme la première peinture symboliste du monde occidental. Robert Hughes écrivit que « nous ne savons pas ce que cela signifie, mais sa pathétique nous émeut à un niveau sous-jacent au récit ». L'audace compositionnelle du tableau a été reliée à l'abstraction ultérieure, et son imagerie a été repris par des artistes tels qu'Antonio Saura et Herman Braun-Vega, ainsi qu'évoqué dans La Nappe à carreaux rouges de Pierre Bonnard de 1910.
Postérité
Bien qu'originellement conçues comme des fresques privées, The Dog est désormais considéré comme l'une des oeuvres les plus significatives de Francisco de Goya. Sa composition énigmatique et sa profondeur émotionnelle ont influencé des artistes ultérieurs, dont Pierre Bonnard, dont le tableau de 1910 reprend le motif du chien avec une tonalité joyeuse contrastée. L'oeuvre a été saluée par des contemporains tels qu'Antonio Saura, qui la qualifia de « plus belle image du monde », et Rafael Canogar, qui la décrivit comme un « poème visuel » et la première peinture symboliste dans l'art occidental. Elle inspira également Herman Braun-Vega, qui incorpora l'image dans son triptyque La familia informal. Le tableau apparaît dans la littérature, notamment dans le roman d'Arno Geiger Das glückliche Geheimnis, et au cinéma, notamment dans Heart of a Dog de Laurie Anderson, où il symbolise un passage dans l'au-delà. Un film Netflix de 2024, La Plateforme 2, fait également référence au tableau.
Artist & collection
Artist
Francisco José de Goya y Lucientes was a Spanish romantic painter and printmaker.


















