Artwork

Mounted Trumpeters of Napoleon's Imperial Guard

Mounted Trumpeters of Napoleon's Imperial Guard, by Théodore Géricault, oil, 1814
Mounted Trumpeters of Napoleon's Imperial Guard, by Théodore Géricault, oil, 1814

Mounted Trumpeters of Napoleon's Imperial Guard is an oil painting by the Romanticist artist Théodore Géricault. It dates from 1814 and is held in the collection of the National Gallery of Art.

About this work

Aperçu

Les Trompettes montés de la Garde impériale de Napoléon est une huile sur toile du peintre français Théodore Géricault, réalisée vers 1813.

Les Trompettes montés de la Garde impériale de Napoléon est une huile sur toile du peintre français Théodore Géricault, réalisée vers 1813. Mesurant 60,4 sur 49,6 centimètres, l'œuvre fait partie d'une série de petits toiles représentant des officiers de cavalerie napoléoniens que Géricault a peintes entre 1812 et 1814. Le tableau est actuellement conservé à la National Gallery of Art à Washington, D.C., où il porte le numéro d'inventaire 1972.25.1. Cette œuvre est significative pour sa synthèse de deux des grands intérêts de l'artiste, le cheval et le faste de la vie militaire, ainsi que pour sa vision ambiguë et romantique de la grandeur impériale, créée durant une période de difficultés liées à la guerre.

Sujet et signification

La composition met en scène trois trompettes montés vêtus d'un uniforme militaire éclatant, le cavalier central dominant le premier plan tandis que deux compagnons l'encadrent dans l'ombre. Plutôt que de représenter des individus précis, Géricault a inventé la scène pour présenter un idéal romantique du soldat audacieux. Les cavaliers portent la czapka polonaise, établissant un lien visuel avec les lanciers polonais de Napoléon et soulevant des questions sur la nationalité, la classe et le pouvoir au sein du cadre impérial. Créée alors que la France faisait face à des changements dramatiques et que les ambitions de Napoléon vacillaient, la peinture évite délibérément de faire référence aux difficultés ou aux défaites des guerres en cours. Elle présente plutôt une image de grandeur militaire, bien que chargée d'une ambiguïté délibérée. L'œuvre ne loue ni ne critique pleinement le projet impérial, capturant plutôt une tension hantée et troublante entre l'adoration et une crainte subtile qui laisse entrevoir la fin d'une époque.

Technique et style

Géricault a exécuté le tableau avec une touche très variée qui met en valeur à la fois le détail et le mouvement atmosphérique. Il a utilisé des coups de pinceau courts et rapides pour définir les figures centrales au premier plan, rendant avec précision les épaulettes dorées, les tapis de selle frangés et la trompette en laiton brillant. En revanche, il a appliqué des coups plus larges et plus amples pour créer un fond neutre et sombre. La palette repose sur de forts contrastes visuels : le fond est composé de tons bruns et ocres sombres et indéfinis, tandis que les figures sont rendues dans des tons chauds et vibrants de rouge cramoisi et d'or poli qui les font avancer vers le spectateur. La lumière tombe fortement depuis le haut à gauche, illuminant le visage et la poitrine de la figure centrale ainsi que le cou du cheval gris moucheté, tout en projetant de profondes ombres sous les chevaux et sur les figures arrière. L'ensemble de la finition est pictural plutôt que poli, transmettant un mouvement énergique et une sensibilité romantique.

Histoire et provenance

L'histoire précoce de la toile avant le vingtième siècle reste inconnue. Le tableau est apparu publiquement pour la première fois en 1937 sous le numéro de catalogue trente dans une exposition Géricault à la Galerie Bernheim Jeune à Paris, prêté par Édouard Napoléon César Edmond Mortier, duc de Trévise. Le duc avait organisé une grande exposition Géricault en 1924 sans inclure cette œuvre, ce qui suggère qu'il l'a acquise entre 1924 et 1937. Le tableau a été retiré aux enchères lors d'une vente à la Galerie Charpentier le 19 mai 1938. Le duc de Trévise a ensuite offert le tableau à un parent, probablement Jean, comte Budes de Guébriant, basé à Buenos Aires. Il a ensuite été vendu à Francisco Gowland Llobet de Buenos Aires, qui l'a confié à la Galerie Schmit à Paris en 1971. La National Gallery of Art à Washington a acquis l'œuvre le 19 juillet 1972, grâce au fonds Chester Dale.

Contexte

Créée au plus fort des guerres napoléoniennes, la peinture reflète les angoisses socio-politiques plus larges de la France post-révolutionnaire alors qu'elle luttait avec les héritages impériaux et les ambitions militaires vacillantes. Géricault a exploré ces thèmes à travers le prisme du romantisme, un mouvement alors en pleine floraison, qui privilégiait la résonance émotionnelle, l'héroïsme individuel et le mouvement dramatique plutôt que les idéaux néoclassiques plus froids de la génération précédente. En se concentrant sur la splendeur visuelle de la cavalerie plutôt que sur les réalités sombres du champ de bataille, Géricault s'est engagé avec l'iconographie de l'empire de Napoléon tout en introduisant simultanément une tension troublante qui remettait en question la valeur et le but même des soldats représentés.

Napoleon with his Staff
Napoleon with his Staff, Charles Rochussen

Artist & collection

Portrait of Théodore Géricault

Artist

Théodore Géricault

Jean-Louis André Théodore Géricault (French:; 26 September 1791 – 26 January 1824) was a French painter and lithographer.

This work is in the public domain (CC0). Image source: National Gallery of Art open access. Spotted an error in this record? Tell us.