Artwork

Man Handing a Letter to a Woman in the Entrance Hall of a House

Man Handing a Letter to a Woman in the Entrance Hall of a House, by Pieter de Hooch, oil, 1670
Man Handing a Letter to a Woman in the Entrance Hall of a House, by Pieter de Hooch, oil, 1670

Man Handing a Letter to a Woman in the Entrance Hall of a House is an oil painting by the Dutch Golden Age artist Pieter de Hooch. It dates from 1670 and is held in the collection of the Rijksmuseum.

About this work

C'est l'une des nombreuses petites peintures qu'il a réalisées dans les années 1600.

Pieter de Hooch a peint un moment tranquille dans une maison néerlandaise. Une jeune femme reçoit une lettre d'un homme dans un couloir. La scène paraît réelle, sans grand drame.

C'est l'une des nombreuses petites peintures qu'il a réalisées dans les années 1600. De Hooch aimait montrer la vie quotidienne avec la lumière et l'espace. Celle-ci est au Rijksmuseum maintenant.

Découvrez d'autres œuvres de Pieter de Hooch.

Sujet et signification

Le tableau représente une scène d'intérieur domestique où un homme remet une lettre à une femme assise, symbolisant la communication au sein de la vie domestique bourgeoise. La composition met en évidence la frontière entre les espaces intérieur et extérieur, avec une porte ouverte révélant une vue sur la rue et la lumière du soleil illuminant le monde extérieur. Deux chiens, l'un reposant sur les genoux de la femme et l'autre près de la porte, représentent le contraste entre la tranquillité domestique et le monde extérieur. L'œuvre reflète les valeurs protestantes néerlandaises du XVIIe siècle, en montrant le rôle de la femme dans la gestion du foyer en l'absence du père. Ce thème s'inscrit dans l'exploration récurrente par Pieter de Hooch des divisions spatiales et des rituels domestiques, comme l'a noté l'historien de l'art William E. Wallace. La lettre sert de dispositif narratif reliant les membres de la famille à travers des distances physiques et temporelles, incarnant l'importance de la correspondance dans les foyers de la classe marchande. La position surélevée de la femme et la chaise vide suggèrent une vigilance sur l'espace domestique, tandis que l'enfant avec un fouet à l'extérieur de la porte renforce la tension entre les sphères privée et publique. La provenance du tableau inclut la propriété d'Adriaan van der Hoop, qui l'a légué au Rijksmuseum, et il a été documenté par Hofstede de Groot en 1908. L'œuvre mesure 68 cm sur 59 cm et est peinte à l'huile sur toile, signée par l'artiste en 1670. Son sujet et son symbolisme reflètent l'interaction de la lumière et de l'ombre caractéristique du style de De Hooch, ainsi que l'accent culturel mis sur l'ordre domestique et le devoir familial dans l'âge d'or néerlandais.

Technique et style

Créé en 1670, l'œuvre est une peinture à l'huile exécutée sur un support de toile. L'artiste a signé le tableau « P. de Hooch f. 1670 » sur la partie inférieure du cadre de la fenêtre. La composition se caractérise par une manipulation sophistiquée de la lumière, où le soleil pénètre par une fenêtre et une porte de rue ouverte pour illuminer le vestibule intérieur et les bâtiments au bord du canal visibles à l'extérieur. Cette interaction crée un contraste marqué entre l'intérieur ombragé et l'extérieur lumineux, une marque stylistique de l'approche de De Hooch pour l'espace domestique. La scène représente un vestibule pavé de carreaux, avec des figures et des chiens qui soulignent la frontière entre les sphères privée et publique par leur positionnement et la direction de la lumière.

Histoire et provenance

Pieter de Hooch a terminé cette œuvre à l'huile sur toile en 1670, la signant « P d' hooch f. 1670 » sur le cadre inférieur de la fenêtre. Le tableau est entré dans les archives historiques à travers plusieurs ventes potentielles, dont une vente aux enchères à Amsterdam en 1809 impliquant J. Caudri et une vente à Leyde en 1827 appartenant à Madame Camper, où il fut retiré de la vente pour 4 000 florins. Il apparu ensuite à la vente Meijnders en 1838, réalisant 3 311 florins. À la fin du XIXe siècle, l'œuvre appartenait à la collection d'Adriaan van der Hoop à Londres puis à Amsterdam. À la mort de Van der Hoop, le tableau fut légué à la ville d'Amsterdam et transféré au Rijksmuseum, où il fait partie de la collection nationale depuis au moins 1876.

Le tableau est conservé au Rijksmuseum d'Amsterdam, où il fait partie de l'ancienne collection d'Adriaan van der Hoop. Il porte actuellement le numéro d'inventaire 1249, ayant été précédemment catalogué sous le numéro 682 dans l'édition de 1905 des registres du musée. L'œuvre est entrée dans les collections de l'institution par le legs Van der Hoop, ayant été listée comme article numéro 50 dans le catalogue de 1876 de cette collection privée. Avant son arrivée au Rijksmuseum, le tableau fut documenté dans plusieurs ventes, dont celles de Leyde en 1827 et de Meijnders en 1838.

Contexte

Le tableau illustre l'exploration par Pieter de Hooch des frontières spatiales et de l'intériorité domestique dans la peinture de genre.ProtoEvent néerlandaise du XVIIe siècle, reflétant l'intérêt académique plus large pour la manière dont les artistes représentaient les sphères privée et publique au sein des foyers bourgeois. Des historiens de l'art tels que William E. Wallace ont interprété l'œuvre comme représentant une narration de la correspondance et de la responsabilité familiale, en accord avec les valeurs protestantes de gestion domestique dans l'âge d'or néerlandais. La manipulation de la lumière et du cadre architectural de la composition, documentée dans des comptes rendus contemporains comme le catalogage de Hofstede de Groot en 1908, met en évidence l'influence technique de De Hooch sur ses contemporains et les mouvements ultérieurs, particulièrement dans son traitement nuancé des transitions intérieur-extérieur et des rituels domestiques symboliques.

Postérité

Le tableau a été reconnu comme un exemple précoce des scènes de genre domestiques qui explorent la frontière entre les espaces intérieur et extérieur, un thème central dans l'œuvre mature de De Hooch. L'historien de l'art William E. Wallace souligne son importance dans la représentation de la vie domestique bourgeoise dans la Hollande du XVIIe siècle, où une femme reçoit une lettre symbolisant la communication et le devoir familiaux. La composition de l'œuvre, avec sa profondeur spatiale en couches et son jeu subtil de lumière, a influencé les peintres d'intérieur néerlandais ultérieurs et contribué aux discussions académiques sur le rituel domestique dans l'art néerlandais. Il reste partie de la collection du Rijksmuseum, provenant du legs d'Adriaan van der Hoop, et continue d'être cité dans les études sur la peinture de l'âge d'or néerlandais.

Figures in a Courtyard behind a House
Figures in a Courtyard behind a House, Pieter de Hooch

Artist & collection

Portrait of Pieter de Hooch

Artist

Pieter de Hooch

Pieter Hendricksz. de Hooch (Dutch:; also spelled Hoogh or Hooghe; bapt. 20 December 1629 – after 1683), was a Dutch Golden Age painter famous for his genre works of quiet domestic scenes with an open doorway. He was a…

Rijksmuseum

Museum

Rijksmuseum

Continue through works from the same source collection.

This work is in the public domain (CC0). Image source: Rijksmuseum open access. Spotted an error in this record? Tell us.