Artwork
The Jester Calabacillas

The Jester Calabacillas is an oil painting by the Early Baroque Italian artist Diego Velázquez. It dates from 1635 and is held in the collection of the Museo del Prado.
About this work
Le sujet du tableau est Don Juan Martín Martín, également connu sous le nom de Juan de Calabazas ou El Búfón Calabacillas.
Le Bouffon Calabacillas est un portrait de Diego Velázquez. C'est une peinture à l'huile de 1635.
Le sujet du tableau est Don Juan Martín Martín, également connu sous le nom de Juan de Calabazas ou El Búfón Calabacillas. Il était bouffon à la cour de Philippe IV d'Espagne et portait le surnom de Bizco, qui signifie louche.
Vous pouvez en savoir plus sur l'artiste qui a créé ce portrait, Diego Velázquez.
Sujet et signification
Le portrait représente un bouffon de cour connu sous le nom de Juan Calabazas ou El Búfón Calabacillas, figuré assis sur des pierres basses, les jambes croisées, se frottant les mains tout en tenant un verre ou un petit tonneau de vin, une calebasse à ses côtés. Il porte un vêtement vert à manches longues avec des dentelles aux poignets et au col, et une calebasse distinctive repose sur le sol à ses pieds. Le tableau souligne sa petitesse physique et peut-être intellectuelle, reflétant les classifications espagnoles contemporaines des bouffons comme enanos et suggérant à la fois dignité et vulnérabilité. Velázquez rend son regard louche, son sourire absent et sa posture isolée avec une touche délicate et des couches transparentes, mettant en évidence la fragilité mentale du sujet et le portrait respectueux mais sans fard de l'artiste.
Technique et style
Le Bouffon Calabacillas est une peinture à l'huile sur toile mesurant 106 sur 83 centimètres, créée par Diego Velázquez entre 1635 et 1639. L'œuvre représente un bouffon de cour au regard louche, assis sur des pierres basses, les mains jointes, vêtu d'un habit vert avec des dentelles aux poignets et au col. Il tient un verre de vin et est accompagné d'une calebasse et d'une gourde, éléments qui ont suscité une confusion historique sur son identité. Le tableau est exécuté avec des couches de pigment fines, presque transparentes, et un empâtement minimal, reflétant la technique rapide de Velázquez et son usage de liants importants. Des pentimenti visibles apparaissent sur la tête du personnage et sur la calebasse de gauche, appliqués avec les mêmes pigments durant le processus de peinture. La touche est légère et délicate, contribuant à un rendu du visage brumeux et à une profondeur psychologique, particulièrement dans la représentation de la posture isolée et de l'expression vide du bouffon. Cette œuvre exemplifie le traitement par Velázquez des figures marginalisées avec dignité et réalisme psychologique, dans un style qui combine le détail naturaliste avec une modulation tonale subtile.
Histoire et provenance
Le tableau est daté de 1635 par documentation interne et est associé à la cour de Philippe IV d'Espagne, où le modèle servait comme bouffon. L'œuvre fut probablement commandée pour la Torre de la Parada, un pavillon de chasse près de Madrid, aux côtés d'autres portraits de bouffons au service du roi. En 1701, il est répertorié parmi les Quattro retrattos de diferentes Sujettos y enanos Originales de Uelazquez dans l'inventaire de la Torre, et en 1722 il est enregistré comme provenant de cette résidence. Il entra au Palais Royal de Madrid en 1747 et y demeura à travers les inventaires successifs, parfois sous le nom erroné de Bobo de Coria.
Le tableau passa au Museo del Prado lors de sa fondation en 1819 et en fait partie depuis lors.
Le Bouffon Calabacillas est conservé au Museo del Prado à Madrid, où il fait partie de la collection depuis la fondation du musée en 1819. Les archives historiques remontent l'œuvre à la Torre de la Parada en 1722 avant qu'elle ne soit inventoriée au Palais Royal de Madrid sous le numéro 1012 en 1772, groupée avec d'autres bouffons par Velázquez. Dans l'inventaire du palais de 1789, il se trouvait dans une salle à manger et était erronément intitulé Bobo de Coria, une erreur d'identification qui persista jusqu'au XIXe siècle. Le tableau entra dans le catalogue officiel du Prado en 1819 sous ce nom incorrect, bien que Cruzada Villaamil identifia correctement le mod accuratement le modèle comme Juan Calabazas en 1885 sur la base des calebasses représentées. Dès le catalogue du Prado de 1910, l'œuvre fut officiellement reconnue sous son titre actuel, notant la présence d'une calebasse de chaque côté du personnage.
Contexte
La critique sur Le Bouffon Calabacillas met en lumière le traitement distinctif par Velázquez des divertisseurs de cour avec la même dignité accordée aux sujets royaux. Le portrait appartient à une série de peintures de bouffons produites pour la Torre de la Parada, et sa technique avancée, particulièrement la touche libre des dentelles, les mains schématiques et le modelé du visage flou, suggère qu'il pourrait être le dernier de ce groupe, probablement peint peu avant 1639. L'identification de l'œuvre a été contestée. Cruzada Villaamil proposa le nom de Calabacillas en 1885 sur la base des calebasses représentées, bien que des inventaires antérieurs l'aient diversément intitulé Bobo de Coria ou simplement bufón. Des historiens de l'art dont Diego Angulo Íñiguez ont noté des dettes compositionnelles possibles à la gravure d'Albrecht Dürer El desesperado, tandis qu'Alfonso E. Pérez Sánchez a contesté une lecture de portrait pris sur le vif, suggérant à la place des intentions allégoriques délibérées. Fernando Marías a souligné la complexité psychologique du tableau, contrastant la pose décontractée du personnage avec son isolement et son geste des mains presque autistique.
Artist & collection
Artist
Diego Rodríguez de Silva y Velázquez was a Spanish Baroque painter, the leading artist in the court of King Philip IV of Spain and Portugal, and of the Spanish Golden Age.

















