Artwork

Adoration of the Magi

Adoration of the Magi, by Pieter Brueghel I, tempera, 1556
Adoration of the Magi, by Pieter Brueghel I, tempera, 1556

Adoration of the Magi is a tempera painting by the Northern Renaissance artist Pieter Brueghel I. It dates from 1556 and is held in the collection of the Royal Museums of Fine Arts of Belgium.

About this work

Sujet et signification

Le tableau représente l'Adoration des Mages, épisode biblique tiré de Matthieu 2,1-12 dans lequel les trois Mages présentent leurs offrandes à l'Enfant Jésus.

Le tableau représente l'Adoration des Mages, épisode biblique tiré de Matthieu 2,1-12 dans lequel les trois Mages présentent leurs offrandes à l'Enfant Jésus. Le groupe central forme une composition triangulaire avec la Vierge Marie et le petit Jésus au sommet, entourés des rois agenouillés. Bruegel situe la scène dans une étable délabrée, empruntée au triptyque de l'Épiphanie de Hieronymus Bosch, avec Joseph debout en arrière-plan, dans une attitude de recueillement. Les Mages sont somptueusement vêtus et accompagnés d'animaux exotiques dont un éléphant et des chameaux. Une vue en plongée révèle une foule nombreuse suivant les rois depuis la porte de la ville de Bethléem, la plupart des figures semblant indifférentes à l'événement divin qui se déroule sous leurs yeux. Une cruche de terre cuite pend à un arrière de l'étable, tandis que des soldats en armure au premier plan à gauche pointent le doigt en avant, évoçant la menace imminente d'Hérode et le futur Massacre des Innocents. L'oeuvre porte une symbolique universalisante, Bruegel soulignant le sens plus large de l'Épiphanie comme révélation à toute l'humanité par le mélange des souverains orientaux avec le commun des gens.

Technique et style

Réalisé vers 1556, cette oeuvre est une peinture à la détrempe sur toile de lin fin, utilisant la rare technique du tüchlein. Bruegel appliqua la détrempe liée à la colle directement sur le tissu non apprêté, laissant le ton de fond du lin transparaître tandis que la peinture était immédiatement absorbée. Cette méthode, probablement apprise de Mayken Verhulst, excluait l'usage de l'huile ou du vernis, produisant une esthétique distinctive caractérisée par une pâleur et des finis mats dépourvus d'effets transparents. Le séchage rapide du médium exigeait une extrême précision de la part de l'artiste.

L'état du tableau est médiocre, une fragilité inhérente au tüchlein dans les climats humides, exacerbée par des mauvais traitements historiques. La toile présente des craquelures, des taches d'eau et des dommages sur les bords causés par des clouages répétés sur un panneau de chêne, méthode de montage supprimée lors d'une restauration en 1969. Sur le plan stylistique, la composition affiche une profondeur picturale limitée évoquant l'esthétique des tapisseries, avec un point de vue élevé et une disposition triangulaire des figures. La scène comprend une étable délabrée et une procession dense avec des animaux exotiques, reflétant des influences de Hieronymus Bosch et des cartons de tapisserie de Raphaël.

Histoire et provenance

L'oeuvre fut peinte par Pieter Brueghel l'Ancien en 1556 à la détrempe sur toile. Elle fut d'abord propriété d'Édouard Fétis, qui l'acquit de la galerie de J. et A. Leroy Frères, la vente étant enregistrée entre le 8 et le 12 novembre 1909. Le tableau fut ensuite donné aux Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique par la Société des Amis des Musées. L'oeuvre demeure dans la collection du Musée des Anciens du Palais des Beaux-Arts à Bruxelles. L'attribution et la datation ont été débattues, certains spécialistes remettant en question l'attribution en raison de l'état du tableau, bien que des analyses récentes confirment son statut autographe et le situent dans la phase précoce de la carrière de Bruegel. La technique employée est caractéristique de la méthode du Tüchlein, impliquant des couches fines de détrempe sur un support de lin fin sans couche préparatoire, produisant un fini mat et une transparence limitée.

Le tableau l'Adoration des Mages de Pieter Brueghel l'Ancien est conservé dans la collection des Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique, plus précisément au Musée Oldmasters. Son histoire d'inventaire ou d'accession commence avec Édouard Fétis, qui acquit l'oeuvre et la revendit ensuite en 1909 par l'intermédiaire de la Galerie J & A Leroy Frères. Après la mort de l'artiste, le tableau fut donné au musée par les Amis des Musées royaux des Beaux-Arts. L'oeuvre a été exposée dans le cadre de la collection permanente du musée et a figuré dans des expositions consacrées à l'oeuvre de Bruegel et à l'art de la Renaissance, bien que les titres précis des expositions ne soient pas détaillés dans les sources. Le tableau fut créé en 1556 à la détrempe sur toile et est documenté dans de multiples références muséales et savantes comme faisant partie des collections de l'institution.

Contexte

Peinte vers 1556, l'Adoration des Mages est l'une des quatre seules oeuvres de Pieter Brueghel l'Ancien exécutées dans la fragile technique du tüchlein, méthode qu'il avait probablement assimilée de sa belle-mère Mayken Verhulst. La composition rivalise ouvertement avec le triptyque de l'Épiphanie de Hieronymus Bosch datant d'environ 1495, empruntant l'étable inclinée et la figure du sage noir, tout en évoquant également une tapisserie bruxelloise tissée dans les années 1520 d'après un carton de l'atelier de Raphaël que l'éditeur de Bruegel, Hieronymus Cock, avait gravé. Bruegel universalise l'Épiphanie en mêlant les rois d'Orient aux simples habitants sortant de la porte de Bethléem.

La critique a longtemps débattu de l'attribution. La toile n'est ni signée ni datée, et Charles de Tolnay la rejetait catégoriquement, tandis que Michel la reléguait à l'entourage de Bruegel; Max Friedländer l'acceptait mais notait une platitude tapisserie dans le traitement des figures. Des spécialistes plus récents, dont Grossmann et les contributeurs du catalogue des Musées royaux de 2018, ont réaffirmé le statut autographe sur la base de passages conservés montrant une nuance picturale exceptionnelle. Bruegel réutilisa par la suite le groupe central dans l'Adoration dite de Londres, et plusieurs copies sur panneau d'huile de l'atelier de Pieter Brueghel le Jeune subsistent.

Postérité

Le tableau compte parmi les quatre seules oeuvres de Bruegel exécutées dans la fragile technique du tüchlein, ce qui en fait un point de référence essentiel pour comprendre ses premières expérimentations de la détrempe sur fin lin. Son noyau compositionnel, le groupe central de la Sainte Famille, fut plus tard retravaillé par l'artiste en une composition autonome connue sous le nom d'Adoration de Londres, témoignant du rôle génératif de cette oeuvre dans son propre développement. De multiples copies de l'atelier de Pieter Brueghel le Jeune subsistent, généralement à l'huile sur panneau, qui ont contribué à diffuser la composition et à consolider sa place au sein de la tradition familiale des Bruegel. La critique a continué de s'appuyer sur ce tableau comme pierre de touche du style précoce de Bruegel. Max Friedländer s'en servit pour argumenter en faveur d'une esthétique dérivée de la tapisserie dans le traitement des figures du maître, tandis que des commentateurs ultérieurs tels que Grossmann et Sabine Pénot ont revisité son attribution et son état, avec une restauration de 1969 documentée par Philippot, Goetghebeur et Guislain-Wittermann. L'oeuvre est citée dans les principaux catalogues bruegéliens de Marlier, Marijnissen, Roberts-Jones et Sellink.

Adoration of the Magi
Adoration of the Magi, Jan Brueghel, the elder

Artist & collection

Portrait of Pieter Brueghel I

Artist

Pieter Brueghel I

Pieter Bruegel (also Brueghel or Breughel) the Elder ( BROY-gəl, US also BROO-gəl; Dutch: ; c.